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Le service “Biodiversité en ville“ remplace le service “Espace Vert“ !

Le service “Biodiversité en ville“ remplace le service “Espace Vert“ !

La gestion des espaces verts en ville est un grand émetteur de CO2 et il représente beaucoup plus un danger pour notre environnement que les jolies couleurs de nos parterres veulent bien nous le faire croire !

En préambule, seuls les arbres ont un bilan carbone qui peut s’inscrire dans le principe de développement soutenable. Les plantes et fleurs annuelles ne nous apportent rien en termes de stockage de carbone pire leur production et/ou leur importation est fortement émettrice de CO2.

Préambule deux !
Beaucoup vont hurler à la lecture de ces lignes, mais on ne peut pas vanter les mérites de la nature, y courir, la parcourir à vélo ou à pied (en y allant en auto ;-)) chaque week-end et ne pas comprendre les enjeux qui se présentent à nous en termes de biodiversité et d’énergie.

Pour illustrer le propos, voici l’histoire d’une fleur en ville.
-Acte un : L’achat de la graine avec les moyens mis en œuvre pour la recherche, le choix et la commande, n’est pas insignifiant et nous ne parlerons pas de l’ADN transgénique de ces graines ou de ces plants achetés.

-Après la commande de la graine ou du plant, il y a son acheminement, sa mise en pot dans un terreau sans doute lui-même acheté et acheminé d’un coin de France ou d’Europe.

-Pour qu’elle pousse plus vite, des engrais (une fois encore beaucoup d’énergie pour le produire et l’acheminer), une serre qui est chauffée et enfin de l’eau pour arroser tout cela, nettoyer…

-Mais bientôt, la plante est prête ! Dépotage, rempotage ou inversement (pots en plastique, machines électriques…) et hop, elle part en camion vers sa destination.

-Pour l’accueillir, le sol a été préparé et enrichi en terreau et/ou engrais (encore de la production et de l’acheminement !).

-Ça y est, la plante est belle, la ville reçoit un prix pour son fleurissement, les élus des félicitations. Ses branches et racines stockent un peu de CO2.

-Mais il faut qu’elle reste belle ! Pour cela, il faut l’arroser très régulièrement par un système d’arrosage en “plastique“ qui souvent, on le constate, en déverse beaucoup dans les caniveaux… Mais soyons encore plus mauvaise langue, il s’agit d’eau potable !
Alors que des millions de m2 de toiture collectent des centaines de milliers de m3 d’eau de pluie pour les déverser dans les égouts, rien n’est prévu pour raccorder l’arrosage à ces m3 quasi gratuits. Il pleut par an à Orléans entre 500 à 600 litres d’eau par m2.

-Malheureusement, la plante finit par mourir, enfin parfois on l’aide car il faut changer de couleur pour une fête ou simplement pour varier ! C’est alors l’arrachage et l’acheminement de cette plante jusqu’à son incinération ou au mieux à son compostage. Le carbone jusqu’alors stocké est à nouveau envoyé dans l’atmosphère que soit dans l’une ou dans l’autre de ces solutions de retraitement.

Nous entendons déjà : “la ville est triste et grise sans fleurs et verdure“ ou “la déprime va s’installer“ ou encore “on ne peut plus rien faire“ etc.

Si on faisait autrement en visant le confort de la ville et de ses habitants et une réduction des émissions de CO2.

Trois facteurs de conforts indispensables : Faire de l’ombre, disposer du phénomène d’évapotranspiration et piéger les poussières.
-L’ombre du feuillage d’été abaisse la température de la ville.

-L’évapotranspiration abaisse également cette température et maintient une hygrométrie moins sèche dont les asthmatiques savent qu’elle est primordiale à la santé.

-Les végétaux retiennent les poussières, l’air respiré est plus propre.

Pour y parvenir, quelques idées en vrac :

-La plantation généralisée d’arbres, la transformation des grandes surfaces engazonnées (enrichie en engrais et arrosée) en prairie fleurie libre, la végétalisation des toitures etc. doivent offrir une ville différente et tout aussi agréable d’un point de vue paysagé.

-Les graines et plantes implantées doivent l’être pour plusieurs années et être d’origine locale. Il en va de l’identité d’un paysage et d’une logique climatique et biologique.

-Les montées en graine doivent également être privilégiées, les abeilles et autres pollinisateurs seront heureux et l’ensemencement naturel pourra trouver des conditions de réussite optimale.

-La récupération des graines, mais aussi le scindement et le bouturage… peuvent être généralisés.

-Les bois morts ou issus de la taille peuvent devenir des granulés pour des chaudières collectives…

-L’arrêt de toutes productions de fleurs ou de plantes allogènes doit être envisagé.    

-Le chauffage de la serre par l’énergie solaire (solaire passif…) doit être réalisé.

-L’arrêt des tontes systématiques et de ces engins bruyants et polluants serait un bonheur pour tout le monde ;-))). A chaque passage, ils détruisent de la biodiversité !

-L’arrêt de la surenchère dans les pots de tailles de plus en plus grandes et obligeant à utiliser des véhicules lourds de transport.

-La requalification des concours “fleuris“ vers une pratique durable sur la base du respect des biotopes, de l’autonomie de sa production, de la mutualisation des besoins et surtout de l’interdiction des engrais, des herbicides et pesticides de synthèse.

Il y a bien d’autres idées, chacun de nous en met en pratique chaque jour, il faut aller plus loin.

La biodiversité va y gagner, nous aussi.

Zaclarchi & Ai(R)e

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